Pour faire suite à mon premier article sur l’utilisation des huiles essentielles sur la peau, voici une seconde partie dédiée aux autres voies d’utilisation.
Je vais vous parler d’abord de la voie olfactive et des différentes façons de l’utiliser, avec et sans diffuseur. Et je vous dirais quelques mots sur les autres voies possibles.
Lorsqu’on utilise les huiles essentielles par la voie olfactive, les quantités qui passent réellement dans le corps sont relativement faibles. Voilà pourquoi certaines peuvent être utilisées par olfaction chez les femmes enceintes, allaitantes ou les enfants, alors que les autres voies sont déconseillées pour ces huiles essentielles. Je pense par exemple à l’Orange douce (Citrus sinensis L. Persoon), ou encore le Pin sylvestre (Pinus sylvestris L.).
Toutefois, il est nécessaire de garder en tête que les femmes enceintes de moins de trois mois, ainsi que les enfants de moins de trois mois ne doivent pas utiliser d’huiles essentielles en général.
Voir mon article 10 solutions naturelles pour favoriser l'endormissement de tes enfants
Concernant les personnes asthmatiques et épileptiques, elles doivent consulter un médecin avant d’utiliser la voie olfactive.
J’ai déjà exploré le massage dans mon article précédent “Comment utiliser les huiles essentielles sur notre peau ?” puisque le massage agit à la fois en cutanée en traversant la peau mais également en olfactif puisque autant le masseur que le massé sentent les molécules aromatiques de l’huile essentielle utilisée.
Ce qu’il importe est que l’huile essentielle ne soit pas chauffée au-delà de 40°C sinon elle perd ses propriétés. Le choix d’un diffuseur mériterait à lui seul un article complet ! Sachez que si vous souhaitez utiliser un diffuseur pour ses propriétés thérapeutiques, c’est un nébulisateur qui répondra au mieux à ce besoin. Mais il y a également des diffuseurs par brumisation, sèche par ultrason ou chaleur douce qui peuvent convenir pour des espaces réduits.
On utilise la diffusion pour assainir l’air pendant les périodes hivernales, pour la concentration, stimuler la créativité, apaiser une ambiance tendue, favoriser l’endormissement… La liste est non exhaustive.
La diffusion des huiles essentielles est à privilégier avec les femmes enceintes, allaitantes et les enfants comme dit plus haut. Attention toutefois à bien vous référer aux caractéristiques et mode d’emploi des huiles essentielles que vous utilisez car certaines doivent être diluées dans d’autres huiles essentielles pour éviter des irritations des muqueuses.
Pour les refroidissements hivernaux ou l’accompagnement au sommeil, on peut déposer une à deux gouttes d’huile essentielle appropriée sur une lingette ou un mouchoir à respirer au cours de la journée.
Cette méthode a l’avantage de ne pas être invasive: on peut respirer ou non la lingette/mouchoir en fonction de ses besoins.
L’inhalation est fortement déconseillée pour les épileptiques !
Inhalation sèche: c’est lorsqu’on met des huiles essentielles pures ou diluées à l’intérieur des poignets et qu’on respire directement. Comme pour les massages, cela a l’avantage d’à la fois passer par les voies olfactives ainsi que par la voie cutanée.
Cette méthode est utilisée pour apaiser en cas de stress ou de choc émotionnel ou pour limiter un rhume qui commence.
Inhalation humide: c’est lorsqu’on met des gouttes d’huile essentielle dans de l’eau chaude. Soit on le fait avec un bol d’eau chaude et une serviette autour de la tête, dans ce cas, on évite de proposer cette méthode aux enfants pour ne pas risquer les brûlures si le bol se renverse ou d’avoir des enfants dans les environs pour les mêmes raisons.
Soit on le fait avec un inhalateur du commerce qui va avoir l’avantage que la température descende moins vite que dans un bol.
Il est nécessaire de rester à l’intérieur au moins une heure après l’inhalation car les muqueuses sont extrêmement sensibles et donc plus perméables au froid et aux microbes.
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la voie orale n’est pas le moyen le plus efficace d’utiliser les huiles essentielles. En effet, 80% de ce qui est avalé sera filtré par le foie.
Il y a également des risques d’irritation de l'œsophage et de l’estomac qu’on pourra protéger en prenant les huiles essentielles dans un corps gras comme une cuillère d’huile végétale ou du beurre.
Les huiles essentielles peuvent se prendre également sur un morceau de sucre, une cuillère de miel ou de la mie de pain mais il est nécessaire de prendre garde aux huiles essentielles dermocaustiques, entre autres.
Je conseillerais de laisser cette voie d’utilisation à un thérapeute formé aux huiles essentielles. Les autres voies d’application permettent la plupart du temps de répondre aux problématiques avec plus d’efficacité.
Comme pour la voie orale, la prescription d’ovules et de suppositoires à base d’huiles essentielles est réservée à un thérapeute qualifié qui vous proposera une formule à faire fabriquer à son pharmacien.
Ce sont des voies efficaces pour des infections locales ou généralisées dans le corps.
C’était un article très technique mais avec des informations qui me semblent essentielles à garder en tête.
J’espère que ça vous aura plu, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous avez quelque chose à ajouter ou des questions à me poser !
Sources : images de Ava Sol (Unsplash), Carli Jeen (Unsplash) et Chinnu Indrakum (Unsplash) - Recherches : aromarc.com de Marc Ivo Bröhning